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çà s'est passé .....
Auteur : Mel_C  
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Date :    24-03-2025 00:35:51


24 mars 1529 : François Ier fonde le Collège royal, aujourd'hui Collège de France

Le 24 mars 1529, le roi François Ier institue un Collège des lecteurs royaux, sur une suggestion de son « maître de librairie » Guillaume Budé. Celui-ci s'inspire du Collegium Trilingue fondé dix ans plus tôt dans l'Université de Louvain (Flandre) par Érasme et ses disciples. Comme ces derniers, Budé veut promouvoir l'humanisme. Il veut combattre la sclérose scholastique de la Sorbonne et enlever à l'Église le monopole de l'enseignement supérieur qu'elle détenait depuis la naissance de l'Université, trois siècles plus tôt.

Aux deux chaires initiales de langue grecque et de langue hébraïque s'ajoutent très vite douze chaires supplémentaires : quatre pour les langues, deux pour les mathématiques, deux pour la philosophie, deux pour l’éloquence et deux pour la médecine.

Officiellement appelé Collège royal ou Collège des Trois-Langues (latin, grec, hébreu), aujourd'hui Collège de France, l'établissement accueille des érudits qui enseignent gratuitement à tous les publics. Les « lecteurs royaux » reçoivent chacun une coquette pension annuelle de deux cents écus. Les cours débutent l'année suivante en 1530 dans les collèges de Cambrai et de Tréguier, au coeur du Quartier Latin de Paris, entre la Sorbonne et la Seine.

Le collège de Tréguier menaçant ruine, le roi Henri IV projette d'édifier à son emplacement un bâtiment spécialement affecté au Collège royal. Les travaux sont initiés après sa mort. Ils ne seront véritablement achevés qu'à partir de 1772, sous la direction de l'architecte Jean-François Chalgrin.

>>> Une institution vénérable et discrète

Le Collège de France se targue aujourd'hui d'une belle façade néo-classique sur la rue des Écoles. Il compte 47 chaires, 23 « scientifiques » et 24 « littéraires », qui aspirent à couvrir tous les domaines de la connaissance en vertu de la devise de l'établissement : Docet Omnia (« Il enseigne tout »). Chaque chaire est créée sur décision collective de l'ensemble des professeurs du Collège de France et il revient à ceux-ci d'en désigner les titulaires en toute indépendance, avec l'obligation pour chacun d'eux de présenter chaque année un programme de cours inédit et en lien avec leurs travaux de recherche.
Auteur : Mel_C  
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Date :    24-03-2025 00:36:56


24 mars 1603 : Mort d'Elizabeth Ière et avènement de Jacques Ier

Le 24 mars 1603 meurt la reine Elizabeth Ière, plus grand souverain qu'ait jamais eu l'Angleterre. Avant de mourir, la « reine vierge » a clairement désigné pour successeur son plus proche héritier, le roi d'Écosse Jacques VI Stuart. Celui-ci monte donc sur le trône d'Angleterre sous le nom de Jacques Ier (James 1st).

>>> Un cousin éloigné

Le nouveau souverain est le fils de Marie Stuart, décapitée sur ordre d'Elizabeth, et de lord Darnley, lui-même exécuté par sa femme Marie. Ses droits sur le trône d'Angleterre viennent de ce qu'il est par sa mère l'arrière-arrière-petit-fils du roi Henri VII Tudor, tandis qu'Elizabeth Ière était sa petite-fille.

>>> Dissimulateur

Le nouveau souverain a été proclamé roi d'Écosse sous le nom de Jacques VI par les nobles en révolte contre sa mère quand il n'avait encore qu'un an, en 1567.
Auteur : Mel_C  
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Date :    24-03-2025 00:37:14


24 mars 1794 : Les Hébertistes guillotinés

Le 24 mars 1794, les Hébertistes montent à l'échafaud.
Auteur : Mel_C  
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Date :    24-03-2025 00:37:38


24 mars 1801 : Assassinat du tsar Paul Ier

Le tsar Paul 1er de RussieLe 24 mars 1801, le tsar Paul Ier (46 ans) est étranglé après cinq ans de règne dans un complot aristocratique auquel s'est vraisemblablement associé son fils et héritier, le futur tsar Alexandre 1er, adversaire de Napoléon Ier !

Paul Ier est le fils de la Grande Catherine et du tsar Pierre III qui fut, lui, déposé et assassiné par sa propre épouse : on ne s'étonnera pas dans ces conditions qu'il fut fantasque et tyrannique !

Son entourage lui reproche avant tout d'avoir, en octobre 1799, projeté un rapprochement avec la France révolutionnaire et la constitution d'une « ligue des neutres » pour barrer la route au commerce anglais dans la Baltique...
Auteur : Mel_C  
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Date :    24-03-2025 00:38:40


24 mars 1829 : Émancipation des catholiques anglais

Le 24 mars 1829, le parlement britannique vote l'acte d'émancipation des catholiques en abolissant le «Test Act» de 1672. Il met fin à une discrimination remontant au XVIIe siècle.

>>> Le rejet du «papisme» au XVIIe siècle

Charles II, bien que tolérant en matière religieuse (il se convertit au catholicisme romain sur son lit de mort), a dû accepter en 1672 le vote du «Test Act», de son nom officiel : «loi pour prévenir les dangers que peuvent susciter les réfractaires papistes [catholiques]».

Le texte entre en application l'année suivante. Il contraint les titulaires de charges publiques à prêter serment d'allégeance et de suprématie au monarque, et à rejeter solennellement la Transsubstantiation (dogme catholique selon lequel le corps du Christ est présent dans l'hostie consacrée).

Ils doivent également communier selon les rites de l'Église anglicane dans les trois mois qui suivent leur entrée en fonction. Le frère du roi, le duc Jacques d'York, qui plus tard succédera à Charles sous le nom de Jacques II, démissionne alors de sa charge de Grand amiral, révélant ainsi son catholicisme.

En 1678, l'obligation de rejeter la «Transsubstantiation» est étendue aux pairs et aux députés de la chambre des Communes, qui en étaient à l'origine dispensés. En parallèle, des lois écartent également les non-conformistes de la vie publique.

>>> Les catholiques à l'écart de la société anglaise

Cette exclusion contraint les catholiques, peu nombreux du reste, à mener une vie retirée des affaires publiques, à l'exception de certains nobles protégés par leur rang, comme les très importants ducs de Norfolk. Alexander Pope, auteur en 1720 d'une traduction de l'Iliade qui reste considérée comme l'une des plus importantes œuvres du siècle, est un des rares intellectuels catholiques anglais de cette époque.

Le séminaire de Douai, en France, où sont formés les prêtres, est le haut lieu de la vie culturelle et religieuse de la communauté catholique depuis le XVIe siècle jusqu'à sa fermeture sous la Révolution française, bien que des mesures aient été prises pour interdire aux catholiques d'envoyer leurs enfants recevoir une éducation catholique à l'étranger. C'est à Douai qu'est réalisée la traduction anglaise de la Bible utilisée par les catholiques jusqu'au XXe siècle : la première version paraît par étapes entre 1580 et 1610, puis est profondément révisée par l'évêque Challoner entre 1749 et 1752.

>>> L'essor du catholicisme au XIXe siècle

La Révolution française contraint de nombreux catholiques à fuir en Angleterre, où l'hostilité aux événements fait qu'ils sont bien accueillis.

De plus, l'Acte d'Union de 1801, en créant le Royaume Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, augmente fortement le nombre de catholiques, bien que les Irlandais soient dans leur majorité considérés comme des citoyens de second rang. C'est d'ailleurs l'Irlandais Daniel O'Connell, critique virulent de l'Acte d'Union, qui mène durant les années 1820 une campagne d'opinion pour permettre aux catholiques de siéger au Parlement.

Le ministre de l'intérieur, Robert Peel, pourtant jusque là farouchement hostile à cette évolution, finit par céder par crainte d'une révolution en Irlande et accepte en 1829 que les catholiques puissent participer à la vie publique. Le premier ministre, le duc de Wellington, doit peser de tout son poids pour convaincre le parlement et le roi d'accepter le Catholic Relief Act, ce qui est chose faite le 24 mars 1829.

L'influence irlandaise en Angleterre, mais aussi au Pays de Galles et en Écosse, s'accroît avec l'immigration irlandaise lors de la Révolution industrielle et à la suite de la «Grande Famine» qui sévit en Irlande entre 1845 et 1852. En parallèle, l'attrait du catholicisme se renforce aussi auprès des classes dirigeantes : l'Église anglicane est en effet traversée par une crise et une division entre la High Church, aux tendances ritualistes et hostile au libéralisme, et la Low Church, plus proche du peuple et des non-conformistes.

L'abolition du «Test Act» en 1829 sanctionne cet essor du catholicisme et accentue le déclin de l'Église anglicane, incapable de s'adapter aux nouvelles réalités. Les mesures de 1828 sur les non-conformistes, dont le nombre augmente également très rapidement, vont dans le même sens...

Durant les années 1830, le mouvement «tractarien» d'Oxford, du nom d'une série de «Tracts for the Times» rédigés par le plus célèbre membre, John Henry Newman, souligne que l'opposition doctrinale entre l'Église anglicane et le catholicisme est beaucoup moins profonde qu'on ne le pense. Newman finit par se convertir au catholicisme en 1845. En 1851 un autre ecclésiastique de premier plan, Henry Manning, se convertit à son tour. Entre temps, en septembre 1850, le pape Pie IX rétablit la hiérarchie catholique en Angleterre, un événement qui suscite une forte opposition parmi les Anglicans, très hostile à l'influence du pape.

L'abolition du «Test Act» n'a pas levé toutes les discriminations puisque, de nos jours encore, l'Acte d'Établissement («Act of Settlement») de 1700-1701 interdit à toute personne qui ne partage pas la communion de l'Église anglicane de monter sur le trône. On a récemment suggéré de supprimer cette interdiction, mais les débats ont alors montré que l'antipapisme demeure virulent en Grande-Bretagne : affaire à suivre...
Auteur : Mel_C  
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Date :    24-03-2025 00:39:03


24 mars 1882 : Découverte du bacille de la tuberculose

Le biologiste allemand Robert Koch réussit à isoler et à cultiver in vitro la bactérie responsable de la tuberculose, une maladie encore très meurtrière au XIXsiècle. Le 24 mars 1882, il présente ses résultats à la Société de physiologie de Berlin (Etiologie de la tuberculose).
Auteur : Mel_C  
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Date :    24-03-2025 00:39:47


24 mars 1976 : Une junte prend le pouvoir à Buenos Aires

Le 24 mars 1976, le gouvernement d'Isabel Perón, au pouvoir en république Argentine depuis la mort de son mari Juan Perón en 1974, est renversé par un coup d'État mené par le général Jorge Rafael Videla (49 ans), commandant en chef de l'armée de terre.

Inspirée par la phobie du communisme, la junte prend le pouvoir en vue de mettre fin à l'instabilité ministérielle et aux rébellions, devenues monnaie courante depuis les émeutes du 20 juin 1973, lors du retour d'exil de Juan Perón.

>>> « Une lutte contre la subversion »

Jorge Rafael Videla (3 octobre 1925 _ 17 mai 2013)Sitôt après son coup d'État, Videla est nommé président de la République. Il dissout le Congrès, remplace la Cour suprême, impose la loi martiale et ne gouverne plus que par décrets.

Avec ce « Processus de réorganisation nationale » - selon ses termes -, la junte inaugure ce que l'on appelle aujourd'hui la « guerre sale ». Ce drame douloureux, qui va durer sept ans, est concomitant d'autres conflits entre extrême-droite et extrême-gauche dans le cône sud-américain, au Chili, où sévit la dictature d'Augusto Pinochet, et en Uruguay, où frappent les terroristes Tupamaros.

Une violente répression s'engage contre les mouvements et partis d'opposition. Certains sont interdits, comme le Parti communiste révolutionnaire ou le Parti socialiste des travailleurs, leurs membres sont au mieux intimidés, au pire torturés et exécutés. La peine de mort est rétablie et les journaux censurés.

L'enseignement étant considéré comme une source de la subversion, les frais de scolarité sont augmentés afin de minimiser le nombre d'étudiants, les cursus sont revus à la baisse et certaines universités sont tout simplement fermées.

Après les opposants politiques directs, certains syndicats, avocats ou religieux sont eux aussi pourchassés.

>>> Enlèvements et tortures

Les enlèvements ont lieu en masse. Des centres de détentions clandestins sont créés à l'image de l'Esma, l'école de mécanique de la marine, où les opposants au régime sont retenus prisonniers, torturés ou assassinés. La junte pratique les « vols de la mort » : les prisonniers sont drogués et jetés vivants au-dessus de l'océan Atlantique !

Près de 500 bébés sont enlevés en même temps que leurs parents et adoptés par des familles de militaires ou policiers proches du régime en place afin de « purifier idéologiquement la population ». Ces adoptions suscitent la mobilisation des Grands-mères de la place de Mai (la place située devant le palais présidentiel, à Buenos Aires), qui vont s'efforcer pendant des années de retrouver enfants ou petits-enfants.
Quatre juntes en sept ans

En mars 1981, Videla est remplacé par le maréchal Roberto Eduardo Viola. Lui-même est destitué en décembre de la même année par le général Leopoldo Galtieri, commandant en chef des armées. Pour tenter de restaurer le crédit de l'armée, celui-ci entreprend l'année suivante l'invasion des Malouines. Disqualifié par l'échec de l'opération, il est remplacé par Reynaldo Bignone.

Affaiblie par sa défaite militaire, la junte se résigne à organiser des élections et rendre le pouvoir aux civils. Le candidat radical Raul Alfonsín remporte la présidentielle le 10 décembre 1983, mettant un terme à sept années de dictature, permettant au pays de renouer avec la démocratie.

Selon les organisations des droits de l'homme, le régime militaire a été responsable de 30 000 disparus et de l'exil d'un demi-million d'Argentins. Un procès, en 1985, a conduit à la condamnation de Videla à la perpétuité en raison de sa responsabilité directe dans différents crimes.
Auteur : Mel_C  
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Date :    24-03-2025 00:40:33


24 mars 1980 : Assassinat de Mgr Romero à San Salvador

Mgr Oscar Romero, archevêque de San Salvador (15 août 1917 ; 24 mars 1980)Le 24 mars 1980, Mgr Oscar A. Romero est tué d’un coup de fusil en pleine poitrine alors qu’il célèbre la messe dans l’hôpital de la Divine-Providence, à San Salvador, capitale du Salvador,.

Cet archevêque de 62 ans était connu pour ses sermons en faveur des droits de l’Homme, dans un contexte de guerre civile et de guérillas touchant toute l’Amérique centrale.

La veille de son assassinat, il avait osé appeler les soldats salvadoriens à désobéir à des ordres injustes : « Un soldat n'est pas obligé d'obéir à un ordre qui va contre la loi de Dieu. »

>>> Un prélat conservateur dans un contexte révolutionnaire

Né dans une famille nombreuse avec un père postier, Oscar Romero s’oriente vers la menuiserie avant d’entrer au séminaire.

Son pays, le Salvador, connaît après la Seconde Guerre mondiale une grande pauvreté et d’énormes inégalités dans la répartition des terres, avec un taux d’analphabétisme de presque 50%. Sur une superficie de 21 000 km² vouée à la culture du café, pour l’exportation vers les États-Unis, il compte dans les années 1970 quatre millions d’habitants, très majoritairement des métis d’Espagnols et d’Indiens (6 millions en 2018).

Il est à cette époque affecté par un conflit entre l’extrême-droite représentée par l’Alliance Républicaine Nationaliste (Arena) et la guérilla marxiste des Forces populaires de Libération Farabundo Marti.

Quand Oscar Romero devient archevêque de San Salvador, le 3 février 1977, sa nomination est bien accueillie par l’oligarchie salvadorienne. Il a la réputation d'être un religieux assez conservateur et se montre même réticent à l'égard de certaines réformes de Vatican II. Il est aussi formellement opposé aux thèses progressistes qui se diffusent dans le clergé latino-américain sous le nom de « théologie de la libération ».

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