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Date : 28-11-2024 20:06:06
Mort d’Antoine Alléno :
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné à sept années de prison, avec mandat de dépôt à délai différé, l’homme accusé d’avoir tué, ivre au volant d’une voiture surpuissante, le fils du chef cuisinier Yannick Alléno, Antoine Alléno, le 8 mai 2022 à Paris.
Lors de l’audience fin octobre, le parquet avait requis huit ans d’emprisonnement assortis d’un mandat de dépôt ainsi qu’une interdiction de conduire pendant dix ans à l’encontre de Franky D., 27 ans. Le prévenu, qui comparaissait alors libre sous contrôle judiciaire, était notamment jugé pour homicide involontaire avec au moins deux circonstances aggravantes, blessures involontaires et vol avec violence.
Ce soir-là, cet homme qui fait partie de la communauté des gens du voyage roule, ivre, sans permis à bord d’une Audi RS6, une puissante berline, à 120 km/h dans les rues du 7e arrondissement de Paris, limitées à 30. Avec cette voiture, volée un peu plus tôt dans la soirée, il heurte un VTC, puis un taxi à un feu rouge. Il perd ensuite le contrôle du véhicule et percute un scooter.
Le conducteur du deux-roues, Antoine Alléno, 24 ans, et sa passagère, Anisa, sont éjectés. Le jeune homme succombe à ses blessures, son casque est retrouvé à quelques mètres. La passagère est blessée. Prenant la fuite à pied, il est arrêté rapidement et contrôlé avec 1,56 g/l d’alcool dans le sang. « Je reconnais tous les faits » sauf les violences, avait-il assuré à l’audience, accusé par un voiturier de lui avoir asséné des coups de poing au moment de voler la voiture.
Le jeune homme était jugé aux côtés de deux autres prévenus, René A., 47 ans, et Sniper G., 20 ans, poursuivis pour vol en réunion. À leur encontre, le parquet avait respectivement requis six mois d’emprisonnement et neuf mois avec sursis. « J’ai commis l’irréparable », regrettait le chauffard, assurant que sans l’alcool, « cela ne se serait jamais » produit.
> Depuis ce drame, le père de la victime, Yannick Alléno, est devenu un ardent défenseur de la création d’un délit d’ « homicide routier », proposition de loi qui devait passer en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, avant la dissolution en juin. La famille a créé l’association Antoine Alléno pour venir en aide à ceux qui ont perdu un proche victime de violence routière.
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