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Date : 21-12-2024 21:42:33
CATASTROPHE NATURELLE - Il y a vingt ans, un tsunami XXL dévastait l’Asie :
>>> Le drame du 26 décembre 2004 a fauché des centaines de milliers de vies. Une catastrophe humaine et économique qui a mobilisé une aide internationale massive.
Il est 7 h 58, ce 26 décembre 2004, lorsqu’un séisme sous-marin d’une magnitude de 9,1 secoue l’océan Indien au large des côtes de l’île indonésienne de Sumatra. La secousse libère une énergie équivalente à 23’000 bombes atomiques d’Hiroshima. Moins de vingt minutes plus tard, de gigantesques vagues déferlent sur le littoral de l’Indonésie, atteignant jusqu’à 30 mètres de hauteur. Elles dévastent tout sur leur passage.
En quelques heures, 14 pays sont touchés en pleine journée et en pleine saison touristique: Thaïlande, Sri Lanka, Inde, Maldives, Birmanie, Malaisie, Bangladesh, jusqu’aux côtes de Somalie et du Kenya. Le bilan humain du tsunami est catastrophique : 227’898 morts confirmés, dont près de 170’000 rien qu’en Indonésie. Plus de 125’000 blessés sont recensés. La Suisse, alors en pleine période de Fêtes, pleure 113 victimes, pour la plupart des touristes.
L’aide internationale a été massive. En quelques jours, plus de 13 milliards de dollars sont collectés. Sous l’égide des Nations Unies et avec le concours d’environ 160 organisations humanitaires, des milliers de tonnes de vivres, de matériel médical et de bâches pour abris temporaires sont acheminées vers l’Asie du Sud-Est. La recherche de survivants sous les décombres se poursuivra pendant plus de dix jours.
La Suisse a joué un rôle clé dans la réponse humanitaire. La Chaîne du Bonheur a alors récolté 227 millions de francs en quelques semaines. Des ONG comme la Croix-Rouge et Caritas ont déployé des équipes sur place. Elles ont fourni de l’eau potable, construit des habitations temporaires et formé les populations locales à la gestion de crise.
Les dégâts matériels du tsunami se situent entre 10 et 15 milliards de francs. Le Sri Lanka et la Thaïlande, fortement dépendants du tourisme, ont vu leur économie s’effondrer. Des centaines de communautés de pêcheurs ont par ailleurs été rayées de la carte. Pour beaucoup de régions impactées, il a fallu entre cinq et dix ans pour reconstruire habitations, bâtiments publics et infrastructures. Vingt ans après, nous sommes allés à la rencontre des rescapés.
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