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çà s'est passé .....
Auteur : Mel_C  
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Date :    06-08-2024 13:42:04


06 août 1945 : Une bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki !

Le 06 août 1945, l'explosion d'une bombe atomique au-dessus de la ville d'Hiroshima, au Japon, précipite la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Depuis lors plane sur le monde la crainte qu'un conflit nucléaire ne dégénère en une destruction totale de l'humanité.

Le gouvernement américain a justifié ce précédent en affirmant qu'il aurait évité l'invasion de l'archipel et épargné la vie de plusieurs centaines de milliers de combattants (américains)...

Avant la Seconde Guerre Mondiale déjà, les Américains s'inquiètent du risque de voir les nazis mettre au point une bombe d'une puissance meurtrière exceptionnelle grâce au principe de la fission nucléaire.

Désireux de les devancer à tout prix, le président Roosevelt inaugure en 1942 un programme secret de mise au point de la bombe A.

Au moment où les Américains finalisent la bombe, l'Allemagne nazie s'apprête à capituler sans conditions. Seul le Japon représente encore une menace, mais sa puissance militaire, industrielle et scientifique est bien inférieure à celle de l'Allemagne.

Dirigé par des généraux jusqu'au-boutistes, le Japon s'entête dans une résistance désespérée, que les bombardements conventionnels n'entament pas.

La simple prise de l'île d'Okinawa a coûté 7 600 morts à l'armée américaine. L'état-major américain craint, non sans exagération, de perdre 500 000 soldats pour conquérir Honshu, l'île principale de l'archipel.

C'est ainsi qu'émerge l'idée d'utiliser la bombe atomique contre l'empire du Soleil levant, pour briser sa résistance à moindres frais.

Le président Roosevelt meurt le 12 avril 1945 et son successeur, Harry Truman, reprend à son compte ce projet. Il présente pour les Américains l'avantage d'anéantir le Japon sans l'aide de Staline, qui ne lui a pas encore déclaré la guerre, et de faire étalage devant le dictateur soviétique de toute leur puissance militaire.

Le 16 juillet 1945, les Américains procèdent dans le désert du Nouveau Mexique à un premier essai nucléaire. L'expérience est pleinement réussie, mais, faute d'expérience, les scientifiques ne mesurent pas précisément les effets de la bombe atomique sur les populations.

Le 26 juillet, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la Chine adressent au Japon un ultimatum qui fait implicitement allusion à une arme terrifiante.

Finalement, au petit matin du 6 août 1945, le bombardier Enola Gay s'envole vers l'archipel nippon, avec, dans la soute, une bombe à l'uranium de quatre tonnes et demi surnommée Little Boy. L'état-major choisit pour cible la ville industrielle d'Hiroshima (300 000 habitants), en raison de conditions météorologiques optimales.

La bombe est larguée à 8h15. 70 000 personnes sont tuées. La majorité meurt dans les incendies consécutifs à la vague de chaleur. Plusieurs dizaines de milliers sont grièvement brûlées et beaucoup d'autres mourront des années plus tard des suites des radiations (on évoque un total de 140 000 morts).

Pourtant, les dirigeants japonais ne cèdent pas devant cette attaque sans précédent. Les Américains décident alors de larguer leur deuxième bombe atomique. À Nagasaki (250 000 habitants), le 9 août, 40 000 personnes sont tuées sur le coup (80 000 morts au total selon certaines estimations).

Plus décisif encore, la veille de l'attaque de Nagasaki, l'URSS a déclaré la guerre au Japon et lancé ses troupes sur la Mandchourie. Les généraux japonais comprennent que toute résistance est désormais inutile. Ils redoutent plus que tout une invasion par l'Armée rouge et lui préfèrent à tout prendre une capitulation face aux seuls Américains. C'est ainsi que le 2 septembre, le général américain MacArthur reçoit la capitulation sans conditions du Japon.

La Seconde Guerre Mondiale est terminée... et le monde entre dans la crainte d'une apocalypse nucléaire. Seuls de rares penseurs, tel Albert Camus, ont pris la mesure du bouleversement entraîné par l'explosion d'Hiroshima.
Auteur : Mel_C  
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Date :    08-08-2024 14:11:15


08 août 1588 : DEFAITE DE L'INVINCIBLE ARMADA

Le 08 août 1588, devant le port de Gravelines, le feu et le canon dispersent la flotte espagnole destinée à conquérir l'Angleterre. Elle sera plus tard surnommée avec une teinte d'ironie « l'Invincible Armada ».

> LE DEFI ESPAGNOL

Elizabeth Ière, fille d'Anne Boleyn et fruit du deuxième mariage d'Henri VIII, avait succédé en 1558 à sa demi-soeur Marie Tudor, issue du premier mariage d'Henri VIII avec Catherine d'Aragon et mariée par procuration au roi d'Espagne, le très catholique Philippe II.

Elizabeth est, quant à elle, protestante. Les catholiques anglais et ceux du continent la considèrent bâtarde et hérétique. Pour eux, l'héritière légitime du trône est MARIE STUART, la malchanceuse et déchue reine d'Écosse, prisonnière d'Elizabeth. Plusieurs conspirations visant à déposer Elizabeth pour la remplacer par Marie sont mises à jour par la police secrète de Sir Francis Walsingham, compromettant sans équivoque la reine d'Écosse. Son exécution en 1587 décide Philippe II à mettre en branle ce qu'il appelle lui-même l'« Entreprise d'Angleterre ».

Au grief religieux s'ajoute la concurrence entre l'Espagne, puissance déclinante, et l'Angleterre, puissance montante.

Depuis plusieurs années, le développement de la puissance maritime anglaise se heurte de front aux intérêts espagnols. Dans les Flandres, où Philippe II a maille à partir avec les révoltes incessantes des Hollandais, Elizabeth soutient les insurgés.

> LES FORCES EN PRESENCE

L'Armada espagnole, c'est un formidable rassemblement de navires. Au total, 130 vaisseaux la composent. Elle transporte près de 30 000 hommes dont 19 000 soldats, 300 chevaux et mules, l'équipement nécessaire pour assiéger des villes, un hôpital de campagne etc. Son objectif est d'opérer un débarquement en Angleterre et de marcher sur Londres.

Cette force, sous le commandement du duc de Médina Sidonia, doit se joindre à celle du duc de Parme, située dans les Flandres et composée d'environ 18.000 hommes aguerris. Une fois la jonction effectuée, l'Armada doit escorter les barges de Parme pour la traversée de la Manche.

Pour faire face à la menace, l'Angleterre dispose d'une flotte composée des navires de la reine et de navires marchands fournis par des officiers de la marine royale, par la ville de Londres ou par de simples volontaires, pour un total de 197 navires et 15.835 hommes.

> LA BATAILLE DE GRAVELINES

Pendant la nuit du 7 au 8 août 1588, tandis que l'Armada mouille dans la Manche, les Anglais l'attaquent avec des barques bourrées d¹explosifs et de matières incendiaires, qu'ils font dériver à travers les navires ennemis. Cette manoeuvre inattendue sème la terreur et une indescriptible pagaille. Afin d'échapper aux flammes, des capitaines ordonnent de couper les amarres les reliant aux ancres. La flotte espagnole se disperse dans la nuit. Au matin, le duc de Médina Sidonia s¹emploie à regrouper ses navires.

C'est alors que débute, au large de Gravelines, l'engagement final avec les Anglais. Pendant des heures, la canonnade fait rage. Les Espagnols essuient le feu de l'ennemi sans pouvoir y répondre correctement. Puis, un vent du sud pousse leurs navires vers le nord.

> FIN PITEUSE DE L'ARMADA

Dans l'impossibilité de regrouper les 112 navires qui lui restent et sans nouvelle des préparatifs du duc de Parme et de ses barges de débarquement, Médina Sidonia se résigne à retourner en Espagne par la seule route possible vu les circonstances et les vents : contourner l'Écosse et l'Irlande et faire voile vers l'Espagne.

Malheureusement, la mer n'est point clémente et beaucoup de navires s'échoueront sur les côtes d'Irlande. Les équipages seront pour la plupart massacrés par les insulaires. Une poignée d'entre eux seulement reverront les rivages d'Espagne.

> LA PUISSANCE ANGLAISE : En s'appuyant sur l'État de droit, la démocratie parlementaire et la domination des mers, l'Angleterre a pu dominer la planète comme aucune autre nation avant elle...
Auteur : Mel_C  
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Date :    09-08-2024 12:51:10


09 août 1564 : L'Édit de Roussillon consacre le 1er janvier

Charles IX à dix ans (27 juin 1550, Saint-Germain-en-Laye ; 30 mai 1574, Vincennes), par François Clouet, BNFLe 9 août 1564, dans le château de Roussillon, près de Vienne, sur le Rhône, le roi Charles IX signe en présence de sa mère, la régente Catherine de Médicis, un édit préparé par le chancelier Michel de L'Hospital et le ministre Sébastien de L'Aubespine.

Entre autres dispositions, cet édit fixe au 1er janvier le début de l'année calendaire dans toute la France, confirmant ainsi l'article 39 de l'édit de Saint-Germain qui prescrivait déjà de dater les actes publics en faisant commencer les années au 1er janvier.

Le roi et son conseil s'alignent ce faisant sur la règle adoptée quelques décennies plus tôt par l'empereur d'Allemagne Charles Quint et copiée du calendrier julien (de Jules César).

En 1622, le pape Grégoire XV allait généraliser cette mesure à l'ensemble du monde catholique.

>>> « Poisson d'Avril ! »

La tradition du poisson d'avril tire ses origines de l'édit de Roussillon ci-dessus. Depuis près d'un demi-millénaire, elle donne lieu en France et dans les autres pays francophones à d'aimables farces surtout pratiquées par les enfants et leurs parents.

Auparavant, le début de l'année variait selon les provinces et les pays : à Lyon, c'était le 25 décembre, ailleurs encore le jour de Pâques, mais dans la plus grande partie partie de la chrétienté médiévale, elle commençait le 25 mars, jour de l'Annonciation, selon une prescription énoncée par quelques moines du VIIIe siècle dans la continuité des travaux de Denis le Petit et Bède le Vénérable.

Du 25 mars jusqu'au premier jour du mois suivant, le 1er avril, les gens avaient donc coutume de se faire des cadeaux pour célébrer le passage à l'année nouvelle. Ils prolongeaient une tradition empruntée aux Romains qui, eux, célébraient le Nouvel An le 1er janvier, selon la règle fixée par Jules César. Ces cadeaux du Nouvel An étaient appelés étrennes en l'honneur de la déesse Strenia.

À la suite de l'édit de Roussillon, les Français et les autres francophones reportèrent sagement leurs étrennes au 1er janvier mais n'en continuèrent pas moins à se faire des cadeaux « pour rire » à l'occasion du 1er avril...
Auteur : Mel_C  
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Date :    10-08-2024 21:26:32


10 août 1792 : CHUTE DE LA MONARCHIE

Le 10 août 1792, à Paris, des sans-culottes s'emparent du palais des Tuileries. Au terme d'une journée sanglante, le roi Louis XVI et sa famille sont jetés en prison.

C'est la fin de la monarchie française, vieille de près d'un millénaire, et la naissance d'un régime républicain qui ne dit pas encore son nom.
Depuis la fuite de Varennes, le roi Louis XVI et sa famille sont assignés à résidence au palais des Tuileries, à l'ouest du Louvre, sous la « surveillance du peuple ».

La situation est tendue. Chacun se prépare à l' invasion étrangère et l'on soupçonne le roi d'être de connivence avec le neveu de sa femme Marie-Antoinette, l'empereur François II.

Les sans-culottes parisiens supportent de plus en plus mal la monarchie et se préparent ouvertement à une nouvelle « journée révolutionnaire ». Dans la nuit du 9 au 10 août, le tocsin sonne aux clochers de la capitale.

Au matin du 10 août, une foule de sans-culottes se rassemblent aux abords des Tuileries sous la conduite de deux meneurs, Santerre et Westermann.

La résidence royale est défendue par 900 gardes suisses et quelques centaines de gardes nationaux. Louis XVI les passe en revue.Selon l'usage, les Suisses et les gardes nationales crient : « Vive le roi ! » Mais les artilleurs et le bataillon de la Croix-Rouge crient de leur côté : « Vive la Nation ! ».

Le roi gagne là-dessus une terrasse et observe la foule des Parisiens. Ceux-ci l'insultent : « À bas le veto ! À bas le gros cochon ! ». Apeurés, le roi, la reine et le dauphin traversent le jardin des Tuileries et vont chercher refuge au sein de l'Assemblée.

Sur la place du Carrousel, devant le palais, l'émeute enfle. Une porte est malencontreusement ouverte. Un flot de sans-culottes s'y engouffre. Les gardes suisses ouvrent le feu et provoquent un reflux éperdu vers le Carrousel.

Fauchés presque à bout portant, les émeutiers évacuent la place. Ils semblent près d'abandonner la partie. Mais vers dix heures, un groupe de volontaires marseillais parvient à s'introduire à l'intérieur des Tuileries. Le combat reprend de plus belle.

Le roi griffonne un billet ordonnant aux Suisses de déposer à l'instant les armes et de se retirer dans leurs casernes. Obéissants, les gardes se replient vers la place Louis XV (l'actuelle place de la Concorde). Mais ils sont bientôt encerclés, capturés, conduits à l'Hôtel de Ville puis massacrés. Mêlées à la foule, les poissardes des halles se livrent à de honteuses mutilations sur les cadavres.

Les émeutiers envahissent maintenant les Tuileries et lynchent pêle-mêle gardes, serviteurs et fidèles. Six cents Suisses ainsi que deux cents aristocrates et gens de maison perdent la vie en ce jour du 10 août.

L'Assemblée législative, enhardie par le succès de l'émeute, prononce la « suspension » du roi. Elle convoque par ailleurs une Convention nationale en vue de prendre toutes mesures « pour assurer la souveraineté du peuple et le règne de la liberté et de l'égalité ».

En vue des élections des députés de la Convention, elle abolit les distinctions entre citoyens actifs et citoyens passifs et instaure pour la première fois le suffrage universel (masculin).

Après une nuit de fortune, la famille royale est emmenée au donjon du Temple pour y être emprisonnée. Ainsi s'effondre une monarchie presque millénaire qui avait construit la France de génération en génération, par des conquêtes et des alliances matrimoniales. La Terreur se profile. La Révolution française, commencée dans l'enthousiasme trois ans plus tôt, entre dans la tragédie.

Auteur : Mel_C  
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Date :    11-08-2024 23:02:19


11 août 1863 : LE CAMBODGE DEVIENT PROTECTORAT FRANÇAIS

Le 11 août 1863, une convention franco-khmer établit un protectorat de l'Empire français sur le Cambodge. Le petit royaume khmer, dont la civilisation rayonnait quelques siècles plus tôt sur l'ensemble de la péninsule indochinoise, échappe grâce à la France à un dépècement par ses deux puissants voisins, le Siam (actuelle Thaïlande) et l'Annam (actuel Viêt-nam)...

>> De l'empire khmer au Cambodge

Le riche bassin du Mékong et le Grand Lac (le Tonlé Sap) constituent le coeur de l'empire khmer, qui a émergé à l'époque où, en Europe occidentale, sévissaient les rois mérovingiens.

Cette région était à l'origine dominée par le royaume hindouisé du Fou-Nan. Les Khmers, population du groupe mongol mêlée à des éléments venus de la péninsule indienne, se sont lentement émancipés de la tutelle de ce royaume tout en conservant sa religion, fondée sur le culte du dieu Çiva (ou Shiva), avec le sanskrit pour langue liturgique.

À partir de la fin du VIIIe siècle, le bouddhisme Mahayana pénètre dans le pays et cohabite avec le çivaïsme ou l'hindouisme.

Dans l'État khmer, aussi appelé Kambuja (d'où vient le nom actuel du pays), le «souverain universel» tire sa légitimité de sa relation avec la divinité, manifeste dans le temple-montagne, du type de ceux d'Angkor, qui rappelle le mont Meru, lieu de séjour des divinités dans les cosmogonies indiennes.

Parvenu au pouvoir à la fin du VIIIe siècle, Jayavarman Ier, roi du Kambuja, libère le pays de la tutelle de Java avant de l'unifier dans un royaume très centralisé autour de sa personne. En 802, il transporte sa capitale sur le site de la future métropole d'Angkor, au nord-ouest du Tonlé Sap.

L'empire khmer grandit dès lors en dépit des luttes intestines pour le pouvoir et des guerres contre les voisins, en particulier le royaume du Champa (à cheval sur le Cambodge et le Vietnam actuels).

Le Champa est envahi et annexé en 1145 par Suryavarman II. Ce roi guerrier est aussi un grand constructeur puisqu'il est à l'origine du temple prestigieux d'Angkor Vat, joyau de l'art khmer.

À la fin du XIIe siècle, l'empire khmer atteint sa plus grande extension sous son successeur Jayavarman VII, qui délaisse le culte de Shiva au profit du bouddhisme.

En butte à l'hostilité de ses voisins, les Thaïs à l'ouest et les Champs à l'est, ainsi qu'aux révoltes des peuples assujettis, l'empire khmer connaît un rapide déclin. En 1243, le roi Jayavarman VIII rétablit l'hindouisme comme religion d'État. Mais il devient peu après tributaire de Kubilai Khan, tout-puissant empereur mongol de Chine.

En 1431, suite à une invasion thaïe, la prestigieuse métropole d'Angkor est vidée de ses habitants et la capitale transportée dans l'actuelle Phnom Penh, cependant que l'hindouisme s'efface définitivement au profit du bouddhisme amené par les Thaïs. Le Kambuja ne va plus dès lors cesser de pérécliter...

>> L'empereur des Français secourt le roi du Cambodge !

C'est à la demande expresse du roi Norodom Ier, menacé par ses voisins, qu'intervient le gouvernement de Napoléon III. Celui-ci ne se fait pas prier pour répondre à sa demande et étendre par la même occasion la France d'outre-mer.

Conformément à la convention signée à Oudong, le roi s'interdit toute relation avec une puissance étrangère sans l'accord de la France. Un résident général veille à Pnom Penh, la capitale, à l'exécution du traité. En 1887, le Cambodge est intégré à l'Indochine française et son roi perd ce qu'il lui restait d'autorité.

Le pays a recouvré une complète indépendance le 9 novembre 1953, sous le règne de Norodom Sihanouk, qui n'a cessé sa vie durant de cultiver de bonnes relations avec l'ancienne puissance tutélaire, la France.
Auteur : Mel_C  
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Date :    12-08-2024 12:52:35


12 août 1908 : Henry Ford produit la première voiture de grande série

Le 12 août 1908, le constructeur américain d'automobiles Henry Ford présente la première voiture produite en grande série : le modèle T. Dans les vingt années qui suivent, son entreprise, la Ford Motor Company, va le vendre à quinze millions d'exemplaires.

Ce succès sans précédent inaugure une nouvelle révolution industrielle fondée sur deux piliers : la production standardisée en grande série et le travail à la chaîne, qui permettent d'abaisser les coûts de production, et l'octroi aux ouvriers de salaires assez élevés pour leur faire accepter un travail répétitif et contraignant.

>> Vers une production de masse standardisée

L'ingénieur américain Frederick Winslow Taylor avait analysé dès 1880, chez son employeur, l'entreprise sidérurgique Bethleem Steel Co, tous les travaux ouvriers. Il les avait décomposés en une succession d'opérations élémentaires très simples, chaque opération étant confiée à un ouvrier spécialisé. Ainsi, aucun ouvrier ne perdait de temps à passer d'une opération à une autre. Cette division du travail permit d'abaisser considérablement les coût de production. Elle devint très vite populaire dans les milieux industriels sous le nom d .

Dans son usine de Detroit, créée en 1903, Henry Ford introduit l'« organisation scientifique du travail » (OST), aussi appelée « taylorisation » ou « taylorisme ». Mais il ne s'en satisfait pas. En 1909, il adopte l'idée de faire circuler les véhicules en cours d'assemblage sur une « chaîne », d'un poste de travail au suivant, en chronométrant chaque tâche. Cela évitera aux ouvriers d'avoir à se déplacer et donc de perdre du temps ! Taylorisme et « travail à la chaîne » vont permettre la fabrication en grande quantité de la Ford T.

Le modèle T va ravir les classes moyennes et en particulier le monde rural. Vendu au prix initial de 850 dollars, soit deux fois que les modèles concurrents les moins chers, il va voir son prix chuter progressivement à 260 dollars grâce aux progrès de la mécanisation. Grâce à quoi le nombre d'automobiles en circulation aux États-Unis va progresser de 6 millions à 27 millions au cours des années 20. À la veille de la Grande Dépression, on comptera déjà une voiture pour 6 habitants.

Mais dès 1913, Henry Ford a dû pallier le caractère répétitif, ennuyeux et pour tout dire aliénant du travail à la chaîne. Désespérant de retenir ses ouvriers, il se résout du jour au lendemain à doubler leur salaire, et introduit le « five dollars day » (5 dollars par journée de huit heures, une aubaine pour l'époque), sinon pour tous ses ouvriers, du moins pour une partie. Cette mesure va lui valoir la fortune et une immense popularité en dépit de ses opinions antisémites. Dans les faits, par la suite, il se gardera d'augmenter les salaires de ses ouvriers plus que nécessaire.

La démarche d'Henry Ford, baptisée « fordisme » et reprise par toute l'industrie manufacturière, en Amérique du nord et en Europe occidentale, a permis à la classe ouvrière de rejoindre la classe moyenne avec des revenus tout à fait confortables.
Auteur : Boobles30 
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Date :    13-08-2024 11:17:57


13 août 1521 : Cortés entre à Tenochtitlan

Le 13 août 1521, le conquistador Hernan Cortés, ses compagnons d'armes et ses alliés mexicains entrent à Tenochtitlan, capitale de l'empire aztèque, vaincue par un long siège qui a réduit sa population à la famine.

L'orgueilleuse métropole va être détruite pierre à pierre et sur son emplacement sera érigée Mexico, centre de la colonisation espagnole en Amérique centrale.
Auteur : Mel_C  
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Date :    13-08-2024 18:58:40


13 août 1704 : Les Français défaits par Marlborough à Hoechstaedt

Le 13 mai 1702, l'Angleterre, les Habsbourg d'Autriche et les Provinces-Unies ont noué une Grande Alliance contre la France et ses alliés pour empêcher un petit-fils de Louis XIV de monter sur le trône d'Espagne. Bénéficiant d'une supériorité numérique, les Français remportent quelques succès initiaux mais sont très vite débordés. Tandis que les Anglo-Autrichiens marchent sur le Rhin, une armée conduite par se porte à leur rencontre en Bavière, près du village de Blenheim et de la ville de Hoechstaedt (ou Höchstädt).

Chacune des deux armées rassemble environ 50 000 hommes avec à leur tête, d'un côté le maréchal français Camille d'Hostun, comte de Tallard (1652-1728), assisté du maréchal Ferdinand de Marsin (1656-1706), ainsi que l'Électeur de Bavière Maximilien-Emmanuel (1662-1726), de l'autre le général anglais John Churchill, Ier duc de Marlborough (1650-1722), et le prince Eugène de Savoie (1663-1736), un Français à la tête des troupes autrichiennes.

> L'affrontement a lieu le 13 août 1704.

John Churchill, I?? duc de Marlborough (Musbury, 26 mai 1650 ; Cumberland Lodge, 16 juin 1722)Français et Bavarois sont lourdement défaits du fait en particulier des erreurs stratégiques du maréchal de Tallard, qu'une forte myopie empêche de distinguer sur le terrain les uniformes des différentes troupes !

Anglais et Autrichiens arrivent quant à eux bien coordonner leurs attaques sur les deux flancs ennemis. Ils terminent la bataille avec 12 000 tués et blessés.

Les Français et les Bavarois ont quant à eux près de 40 000 tués, blessés et prisonniers. Le maréchal de Tallard est lui-même capturé par le duc de Marlborough et ne sera libéré qu'en 1711...

La bataille de Hoechstaedt marque un tournant dans la longue et terrible guerre de la Succession d'Espagne. Tandis que la Bavière se retire du conflit, les Anglais et leur reine célèbrent la victoire de John Churchill (le Malbrough s'en va-t-en guerre de nos chansons, ancêtre de Winston Churchill) et lui offrent le manoir royal de Woostock.

La reine Anne le gratifie aussi d'un pécule grâce auquel il va bâtir un somptueux palais en style italianisant, avec le concours de l'architecte Sir John Vanbrugh. Il sera baptisé Blenheim en souvenir de sa victoire. C'est en Angleterre la seule résidence non royale habilitée à être qualifiée de palais.

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