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çà s'est passé .....
Auteur : Mel_C  
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Date :    14-08-2024 20:51:07


14 août 1941 : La Charte de l'Atlantique

Le 14 août 1941, tandis que l'Angleterre résiste seule à l'Allemagne nazie et que celle-ci vient d'envahir l'URSS, le président des États-Unis Franklin Delano Roosevelt et le Premier ministre britannique Winston Churchill se rencontrent à bord du navire de guerre Prince of Wales « quelque part en mer », au large de Terre-Neuve.

Ils proposent une série de principes moraux devant guider les puissances démocratiques et garantir le rétablissement durable de la paix :

• refus de tout agrandissement territorial,
• droit des peuples à choisir leur forme de gouvernement,
• libre accès de chacun aux matières premières,
• liberté des mers,
• renonciation à la force !

Le président américain veut de la sorte préparer son opinion publique, encore très réticente, à une entrée en guerre contre l'Allemagne, aux côtés de l'Angleterre et de l'URSS.

> Principes virtuels

Le document signé par les deux dirigeants est connu sous le nom de Charte de l'Atlantique. Il est à l'origine de la charte des Nations Unies.

Mais il semble que les généreux principes de la Charte aient été contournés dès l'année suivante, lors de la signature du traité d'assistance anglo-soviétique de Londres, le 26 mai 1942. Par ce traité d'alliance entre le Secrétaire aux Affaires étrangères Anthony Eden et son homologue soviétique Viatcheslav Molotov, le premier concède au second le droit à un glacis de sécurité et à des frontières stratégiques.

De fait, la Charte de l'Atlantique est évoquée à la conférence de Yalta, en février 1945, mais seulement pour la forme, les participants de ladite conférence - Staline le premier - n'ayant eu aucune intention de renoncer aux agrandissements territoriaux ni de laisser aux peuples le droit de choisir leur forme de gouvernement.
Auteur : Mel_C  
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Date :    15-08-2024 13:56:57


15 août 1944 : Le débarquement de Provence

Le 15 août 1944, à 8h00, les Alliés débarquent en Provence, sur dix-huit plages entre Toulon et Cannes. Ce débarquement vient après ceux de Sicile et de Normandie et pour la première fois, il comporte un contingent important de Français. Aux côtés des troupes anglo-saxonnes figure en effet un puissant corps d'armée constitué de 260 000 Français sous le commandement du général Jean de Lattre de Tassigny.

Le débarquement proprement dit se déroule plutôt bien, car une bonne partie des troupes allemandes ont été rappelées vers le front de Normandie, ouvert deux mois plus tôt. Toutefois, la prise de Marseille et de Toulon va se heurter à une forte résistance de l'occupant.

> Un soutien bienvenu à Overlord et à la libération de la France

Baptisé Anvil (« Enclume ») puis Dragoon (« Dragon »), le débarquement de Provence est placé sous le commandement du général Alexander Patch, qui commande la VIIe Armée américaine. Pour la première fois intervient aussi une véritable armée française, sous les ordres du général Jean de Lattre de Tassigny.

Forte de 260 000 hommes, elle est constituée de volontaires de la France Libre et surtout d'anciens soldats de l'armée d'armistice, qui étaient aux ordres de Vichy. Elle recense aussi des conscrits d'Afrique du Nord, « pieds-noirs » et musulmans à part égale. Pendant que les Anglo-Saxons s'engouffreront dans la vallée du Rhône, c'est elle qui va conduire l'assaut contre Toulon et Marseille.

> Une progression plus rapide que prévu

Robert T. Frederick, commandant de la 1st Airborne, le 15 août 1944 (14 mars 1907, San Francisco - 29 novembre 1970, Stanford)Dans la nuit du 14 au 15 août 1944, neuf mille parachutistes anglo-saxons sous les ordres du général américain Robert T. Frederick, sont largués dans l'arrière-pays, entre les massifs des Maures et de l'Estérel. Ils s'assurent le contrôle des routes et marchent sans attendre vers Cannes.

À l'aube arrivent les premiers navires, avec une solide couverture aérienne qui permettra qu'aucun ne soit coulé. Ces navires sont partis pour certains dès le 4 août, d'Afrique du Nord ou d'Italie du Sud.

En deux jours, 115 000 hommes touchent terre. L'assaut a été si rapide que les Allemands ont eu à peine le temps de réagir et l'on ne comptera que quelques dizaines de victimes parmi les Alliés.

Dès le 19 août 1944, les Allemands reçoivent de leur hiérarchie l'ordre de se replier, à l'exception des garnisons de Toulon et Marseille qui ont ordre de résister coûte que coûte.

> Toulon et Marseille libérées

Les Américains du général Patch se dirigent à marches forcées vers la vallée du Rhône et font leur jonction avec l'armée de Patton, venue de Normandie, le 12 septembre 1944, à la hauteur de Dijon.

Pour les Français, le plus dur reste à faire. À Toulon résistent dix-huit mille soldats de la Wehrmacht. Ils ne se rendront que le 26 août. À Marseille, la population se soulève dès le 19 août 1944 mais les Allemands, au nombre de 20 000, ne cesseront la résistance que le 28 août.

Grâce à cette participation de l'armée française à la libération du continent, le général de Lattre ratifiera au nom de son pays la capitulation de l'Allemagne, le 8 mai 1945, à Berlin.
Auteur : Mel_C  
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Date :    16-08-2024 13:56:21


16 août 1861 - Victoire Daubié ouvre le baccalauréat aux femmes :

Le 16 août 1861, sous le règne de Napoléon III, Julie-Victoire Daubié, une institutrice de 36 ans, militante entêtée des droits de la femme, passe avec succès le baccalauréat à Lyon. Elle est la première Française dans ce cas.

Le ministre de l'Instruction publique refuse de signer le diplôme au prétexte qu'il « ridiculiserait le ministère de l'Instruction publique » ! Son successeur Victor Duruy montrera beaucoup plus d'ouverture d'esprit en faisant voter en avril 1867 une loi qui impose l'ouverture d'une école primaire réservée aux filles dans chaque commune de plus de 500 habitants. C'est un premier pas vers la féminisation du baccalauréat.

>> « La Bachelière du quartier Latin »

Aussi appelée « L'Examen de Flora », cette chanson écrite par Paul Burani en 1874 reflète l'image de la pauvre aspirante au bac de la fin du XIXe siècle. Outrageusement « sexiste », elle vaudrait aujourd'hui à son auteur le pilori sinon pire...

« Mamzell' Flora passait pour un' savante
Depuis Bullier jusqu'au carr'four Buci
Si bien qu'un jour ell' devint étudiante
Mais on n'peut pas dire tout c'quelle apprit.

Refrain :
C'est la bachelière du quartier Latin
Rein'de la chaumière et pays voisin
Elle a passé son baba
Elle a passé son chot chot
Elle a passé son bachot
Y a pas de bobo […]

Connais-tu l'grec ? Qu'un professeur lui d'mande.
Elle répond, sans lui manquer d'respect :
C'est un coiffeur si j'en crois la légende
Puisque l'ont dit : « s' fair' peigner par les Grecs ».

Un autre lui demande c'que c'est qu'une Olympiade
Quelqu'un lui souffle « un espac' de quatre ans »
Mais v'là Flora qui perd la trémontade
Et qui répond « une espèc' de cadran » […].

Aux professeurs ell' fait perdre la tête
Et, comm' Phryné d'vant les juges jadis,
Ell' leur fait voir ses jamb's dans une pirouette
Si bien qu'elle eut douz' boul's blanches sur dix.

V'la la moral' faut pas que ça vous blesse,
C'est au beau sex' qu'elle s'adressera :
Quand c'est des vieux qui jugent une jeunesse
C'est pas malin, le baccalauréat.

>> Chères bachelières...

Si François Villon fait allusion à de « jeunes bachelettes » dans sa « Double ballade » (XVe siècle), le mot désignait alors simplement une jeune fille qui présentait tous les avantages pour devenir épouse. Laissons aussi l'ironique Voltaire qui se moque des femmes savantes en général et d'Ève en particulier, « la première bachelière, puisqu'elle tâta de l'arbre de la science avant son mari » (Histoire de Jenni, 1775) !

Le XIXe siècle n'est guère plus indulgent puisque pour Le Dictionnaire de la langue verte de Delveau (1883) une bachelière est « une femme du quartier latin qui est juste assez savante pour conduire un bachot [petit bac] en Seine et non pour passer en Sorbonne ». Mais cette définition nous rappelle quand même que l'idée de filles passant le baccalauréat faisait son chemin !

Le premier lycée pour filles a ouvert à Paris en 1870, à l'extrême fin du Second Empire. Situé près des Invalides, il porte aujourd'hui le nom du ministre qui a promu la cause féminine. C'est le lycée Victor Duruy (désormais ouvert aux garçons comme aux filles).

Il n'empêche que, même au début de la IIIe République, passer le baccalauréat passait encore pour une idée farfelue...
Auteur : Mel_C  
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Date :    17-08-2024 21:00:47


17 août 1220 : Création de la faculté de médecine de Montpellier :

La faculté de médecine de Montpellier est sans doute la plus ancienne école universitaire de médecine au monde encore en activité. Elle est née officiellement le 17 août 1220, quand le cardinal Conrad d'Urach, légat apostolique du pape Honorius III, concéda à l'« universitas medicorum » ses premiers statuts et rassembla ainsi les écoles médicales montpelliéraines en communauté. Ces écoles avaient été créées de façon informelle dans les décennies antérieures par des marchands languedociens riches de leurs connaissances en phytothérapie et médecine acquises lors de leurs voyages en Orient.

Au croisement des civilisations orientales et occidentales, la faculté de médecine de Montpellier allait se développer grâce au partage des cultures médicales arabes, juives et chrétiennes, en bénéficiant aussi de ce que dans la ville, juifs et chrétiens traduisaient « à quatre mains », en hébreu puis en latin, les manuscrits de l'Antiquité.

> « Jadis, Hippocrate était de Cos, maintenant il est de Montpellier »

Dès 1181, une bonne partie de la population montpelliéraine s'était vue octroyer le droit d’exercer et d’enseigner la médecine. Ces thérapeutes étaient souvent des marchands qui avaient appris au Levant les secrets des herbes médicinales et s'étaient reconvertis dans la médecine libérale. Ils pratiquaient leur art de quartier en quartier, de ville en ville, accompagnés d'élèves avides d'apprendre.

Mais face à une pratique sans cadre ni règle, la nécessité de garantir et d’organiser le savoir devient impérieuse. En 1220, le statut d’Universitas medicorum est donc concédé par le légat apostolique Conrad d’Urach. Le 26 octobre 1289, Nicolas IV adresse, depuis Rome, la constitution apostolique « Quia Sapientia », dans laquelle la Sagesse, au sens médiéval du terme, est exaltée : le savoir est ordonné à des fins spirituelles, au service du beau et du vrai.

Les débuts de l’école de médecine sont plus que prometteurs et les voyageurs de passage célèbrent, dans leur correspondance épistolaire, la qualité de l’enseignement aussi bien que le sérieux des médecins. La devise de la faculté en est l’expression : Olim Cous nunc Monspeliensis Hippocrates (« Jadis, Hippocrate était de Cos, maintenant il est de Montpellier »). Rien que ça !

Les cours ont lieu aux domiciles des régents, au cœur de l’Écusson. L'enseignement consiste à lire, commenter et débattre - parfois assez librement - de textes médicaux grecs et arabes classiques. Les étudiants ont le libre choix de l'enseignant et passent l’examen au moment où ils se sentent suffisamment qualifiés.

Alors que l’université se place au cœur d’un système international de relations, l’année 1340 marque un tournant. Le prestigieux cours d’anatomie est créé. Montpellier fait alors partie des universités associant théorie et pratique, revendiquant son savoir hérité du passé et bénéficiant de la présence de maîtres illustres, comme Arnaud de Villeneuve ou Guy de Chauliac.

La cité devient l’équivalent français de Bologne ou de Padoue, aussi bien dans la renommée de son école de médecine que par sa puissance commerciale.

Établie de la Révolution à nos jours dans l'ancienne résidence des archevêques, près de la cathédrale, la faculté de médecine réunit aujourd'hui dans ce magnifique bâtiment ses magnifiques collections, ouvertes à la visite : 11 000 pièces anatomiques, plusieurs centaines de manuscrits médiévaux, des centaines d’incunables et post-incunables, 100 000 volumes imprimés dans tous les domaines du savoir, 1 000 dessins originaux de maîtres (Rubens, Titien, Tintoret, Fragonard...), l’un des plus vieux herbiers de France. À cela s'ajoute le somptueux Jardin des plantes élaboré sous l’impulsion d’Henri IV (1593) à deux pas de la faculté.

Auteur : Mel_C  
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Date :    18-08-2024 12:18:19


18 août 1966 : Révolution culturelle en Chine populaire

Le 18 août 1966 débute la Révolution culturelle prolétarienne. Planifiée par Mao Zedong (73 ans), fondateur du régime communiste et de la Chine dite populaire, elle vise à restaurer son autorité sur le Parti communiste chinois (PCC) après l'échec dramatique du « Grand Bond en avant » (1958-1961).

> Vive la révolution permanente !

Scène de la révolution culturelle (1966-1976)Mao, qui est toujours le président du Parti, mobilise la jeunesse lycéenne de Pékin et Shangai contre le président de la République Liu Shaoqi et Deng Xiaoping. Officiellement, il s'agit de s'opposer à la routine bureaucratique du Parti et aux nouvelles inégalités : c'est l'idée de « révolution permanente ».

C'est l'aide droite du bureau du PCC qui est mise en accusation. Elle est accusée de « révisionnisme » et se voit reprocher de sacrifier l'idéologie aux impératifs du redressement économique. Deng Xiaoping est soumis à une rééducation forcée et Liu Shaoqi meurt en prison.

Emportés par leur élan, les jeunes de toutes conditions sociales se rassemblent sous l'étiquette de « Gardes rouges ». Cultivant avec délectation le culte de la personnalité, ils brandissent à tout va le portrait de Mao et le Petit livre rouge des Pensées du président Mao, un recueil de formules prudhommesques paru en 1964 que tout bon révolutionnaire se doit d'apprendre par coeur et répéter à tout propos.

Ils multiplient les réunions politiques et les rassemblements de masse, s'expriment par dazibaos (affiches manuscrites) et bousculent au sens propre et au sens figuré les institutions du pays.

Dans les deux années qui suivent, ils lynchent à mort leurs maîtres et les supposés « représentants de la bourgeoisie ». Ils saccagent aussi les temples, les monuments patrimoniaux ou encore les magasins en relation avec l'ordre ancien. Ils brûlent des livres anciens.

Humilié, le grand écrivain Lao She choisit de se suicider plutôt que de se rendre à une convocation de la police.

> Fiasco meurtrier

La Révolution culturelle se solde par plusieurs millions de victimes. Le 27 janvier 1968, Mao décide enfin de mettre fin à ses turbulences. Sur son ordre, le chef de l'armée Lin Biao expédie dix-sept millions de jeunes « Gardes rouges » dans les campagnes et les confie aux mauvais soins des paysans. Beaucoup deviendront du coup des opposants déterminés au maoïsme...
Auteur : Mel_C  
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Date :    19-08-2024 06:34:27


19 août 1953 : Renversement de Mossadegh en Iran

Le 19 août 1953, le Premier ministre du chah d'Iran, Mohammad Mossadegh (73 ans), est démis de ses fonctions sous la pression des Britanniques. Ces derniers l'accusent d'être à la solde des Soviétiques.

Ils lui reprochent surtout d'avoir nationalisé les gisements pétroliers d'Iran et exproprié la puissante compagnie pétrolière Anglo-Iranian OilCompany. Celle-ci avait été fondée en 1908 par William d'Arcy, suite à l'obtention d'une concession pétrolière en Perse en 1901. Il faudra attendre vingt ans avant qu'un autre pays ose nationaliser son pétrole. Ce sera l'Algérie...

> L'enjeu pétrolier

Nationaliste farouche, Mossadegh arrive à la tête du gouvernement en avril 1951 avec la ferme intention de chasser les compagnies étrangères.

Il rejette une offre de l'Anglo-Iranian Oil Company de partager par moitié les profits tirés de l'exploitation du pétrole et, dès le 1er mai 1951, fait voter la nationalisation des puits iraniens et l'expropriation de l'Anglo-Iranian.

Il expulse dans la foulée les techniciens britanniques. Mais son pays manque cruellement de cadres qui pourraient les remplacer et n'a pas de pétroliers pour transporter le pétrole. Qui plus est, le Royaume-Uni menace en représailles de saisir les «bateaux pirates» transportant du «pétrole rouge».

Pour ne rien arranger, des experts français révèlent alors les colossales malversations de l'Anglo-Iranian : corruption massive, dissimulation de recettes....

Mossadegh rompt en octobre 1952 les relations diplomatiques avec Londres. La réaction internationale est immédiate : les marchés se ferment au pétrole iranien, occasionnant une grave crise dans le pays et un conflit aigu entre le Premier ministre et le souverain, Mohammed Réza chah Pahlévi (33 ans).

> Un an de luttes à couteaux tirés

Mossadegh doit démissionner du poste de Premier ministre sous la menace d'un coup d'État militaire mais le peuple s'insurge en sa faveur et il reprend ses fonctions au bout de quatre jours d'émeutes sanglantes ! La confiance n'est pas pour autant restaurée entre le souverain et son Premier ministre. Un projet d'assassinat de celui-ci, conduit par le chah, des militaires et des ministres, échoue en mars 1953.

En août 1953, suite à un référendum qui donne quitus au gouvernement pour poursuivre les réformes, Mossadegh dissout le Majlis (le Parlement iranien) et annonce de nouvelles élections.

Mais le 16 août 1953, Mohammed Réza chah envoie ses gardes au domicile de son Premier ministre pour l'arrêter. Surprise ! les gardes de Mossadegh désarment ceux du roi... et ce dernier doit fuir son pays pour l'Italie dans la précipitation. Dans les deux jours qui suivent, les habitants de Téhéran manifestent bruyamment leur joie et déboulonnent les statues du chah et de son père, Réza chah Pahlévi (on écrit aussi Pahlavi), le fondateur de la dynastie.

Le chah déchu peut heureusement faire confiance aux services secrets occidentaux. La CIA américaine, dirigée par Allan Dulles, et le MI6 britannique apportent leur soutien au général Fazlollah Zahedi qui organise le 19 août un coup d'État dans les règles.

La résidence de Mossadegh est bombardée et le Premier ministre ne doit son salut qu'à une fuite par une échelle.

Le chah peut bientôt revenir et faire juger Mossadegh. Celui-ci est condamné à mort mais n'effectuera au final que trois ans de prison.

L'Anglo-Iranian Oil Company retrouve ses biens, en changeant son nom pour celui de British Petroleum (BP), et tout rentre dans l'ordre ! Tout ou presque. Les compagnies américaines, autour de la puissante Standard Oil, profite de l'affaire pour faire leur entrée sur le marché iranien.

L'éviction de Mossadegh consacre l'échec de la première tentative d'un pays du tiers monde d'acquérir la maîtrise de ses richesses naturelles. L'événement a nourri de profonds ressentiments chez les Iraniens jusqu'à la révolution islamiste de 1978-1979.
Auteur : Mel_C  
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Date :    20-08-2024 19:00:01


20 août 1866 : Naissance du certificat d'études primaires

Par la circulaire du 20 août 1866, Victor Duruy, ministre de l'Instruction publique de Napoléon III, institue un certificat d'études primaires destiné aux « élèves qui auraient subi avec succès un examen portant au moins sur l'enseignement obligatoire », c'est-à-dire la lecture, l'écriture, l'orthographe, le calcul et le système métrique. L'organisation de l'examen est laissé à la libre discrétion des conseils généraux qui administrent les départements et il faudra attendre un arrêté de Jules Ferry, ministre de l'Instruction publique sous la IIIe République, le 28 mars 1882, pour qu'enfin l'examen soit organisé sur une base nationale.

Le « certif » va très vite devenir le sésame des jeunes paysans méritants vers les emplois de la fonction publique et un moteur puissant d'ascension sociale. Il va aussi contribuer à la sanctification de l'école et de la culture classique (souci de l'orthographe et de la calligraphie, passion pour l'Histoire...). Pourtant, même après la Seconde Guerre mondiale, il ne sera octroyé qu'à la moitié de chaque classe d'âge, les instituteurs ne présentant à l'examen que leurs meilleurs éléments.
Auteur : Mel_C  
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Date :    20-08-2024 19:00:27


et aussi ...

20 août 1988 : Fin de la guerre Irak-Iran

Le 20 août 1988, à l'initiative de l'ONU, un cessez-le-feu met un point final à la guerre Irak-Iran déclenchée huit ans plus tôt par Saddam Hussein. Bénéficiant de l'appui des Américains, le dictateur irakien avait voulu tirer profit de l'état de guerre civile dans lequel était plongé son voisin et rival depuis la révolution islamique pour lui enlever la province pétrolifère de l'Arabistan. Dans les faits, l'Iran s'était vite ressaisi. Renforcé par l'épreuve, le régime khomeiniste obtient en fin de compte un retour aux frontières initiales... au prix d'un million de morts au total.

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