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çà s'est passé .....
Auteur : Mel_C  
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Date :    22-08-2024 10:54:49


22 août 1975 : La Corse ensanglantée

Le 22 août 1975, en Corse, pour la première fois depuis près de deux siècles, des militants indépendantistes tirent sur les forces de l'ordre.

La veille, des militants de l'ARC (Action de la Renaissance de la Corse), un groupuscule dirigé par le médecin Edmond Simeoni, ont occupé une cave viticole de la plaine d'Aléria, sur la côte orientale de l'île. Cette cave avait la particularité d'appartenir à un rapatrié d'Algérie.

Quand les pieds-noirs avaient été chassés d'Algérie, treize ans plus tôt, le gouvernement français avait en effet invité plusieurs anciens exploitants agricoles de la Mitidja à remettre en culture les friches de la plaine d'Aléria, autrefois grenier à blé de la ville de Rome ! Il avait commis ce faisant une maladresse en les dispensant de rembourser leurs prêts d'installation, privilège dont ne bénéficient pas les jeunes agriculteurs de l'île.

Les militants de l'ARC occupent donc la cave afin d'exiger que soient pris en considération les intérêts des Corses et qu'il soit mis fin à une certaine « colonisation » de l'île. Ils dénoncent également une supposée escroquerie autour des prêts publics alloués aux dirigeants de la cave viticole.
L'assaut

Le gouvernement ne veut rien entendre. Le matin du 22 août, plusieurs escadrons de gendarmerie et de CRS venus du continent, au total un millier d'hommes, prennent position autour de la cave, avec des hélicoptères et des véhicules blindés. Une réaction de fermeté qui surprend par sa démesure, de la part du gouvernement de Jacques Chirac, Valéry Giscard d'Estaing étant président de la République et Michel Poniatowski ministre de l'Intérieur.

Face aux forces de l'ordre, les militants sont au total moins d'une cinquantaine, armés de fusils de chasse. Ils refusent de se rendre et l'assaut est donné à 16 heures. Plusieurs assiégés sont blessés. Deux gendarmes sont tués.

Quelques jours plus tard, une manifestation à Bastia fait à nouveau un mort dans les forces de l'ordre. Edmond Simeoni est condamné à 5 ans de prison dont deux avec sursis. C'est le début d'une longue période de troubles dont l'île de Beauté est à peine sortie au début du XXIe siècle.

Le 5 mai 1976, des nationalistes corses créent le Front National de Libération de la Corse (FLNC). Ils tiennent une conférence de presse à Orezza, dans le couvent Saint-Antoine de Casabianca où le héros Pascal Paoli proclama l'indépendance en 1755. Le FLNC va reprendre à son compte les revendications indépendantistes et multiplier les attentats avec l'espoir que la répression policière fasse basculer la population en leur faveur...
Auteur : Boobles30 
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Date :    22-08-2024 17:25:59


22 août 1864 : Convention de Genève sur la Croix-Rouge

Le 22 août 1864, douze États signent la Convention de Genève et mettent en place la Croix-Rouge à l'initiative d'un homme d'affaires et philanthrope genevois, Henri Dunant.
Auteur : Mel_C  
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Date :    23-08-2024 14:34:59


23 août 1791 : Révolte des esclaves à Saint-Domingue

Dans la nuit du 22 au 23 août 1791 éclate une violente insurrection à Saint-Domingue, colonie française des Antilles. Esclaves noirs et affranchis revendiquent la liberté et l'égalité des droits avec les citoyens blancs.

C'est le début d'une longue et meurtrière guerre qui mènera à l'indépendance de l'île ; la plus grande révolte servile de l'Histoire... et la seule qui ait réussi.

>>> Mémoire de la traite

En 1998, en souvenir de la révolte de Saint-Domingue, l'Unesco (Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la Culture) a fait du 23 août la « Journée Internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition »... Cette célébration reste toutefois ignorée en France, bien que celle-ci ait été au centre de l'événement car le gouvernement français a préféré instauré trois ans plus tard une journée proprement nationale à la date du 10 mai, cette date ayant été choisie simplement parce qu'elle rappelle la date de promulgation de ladite loi, dite loi Taubira, le 10 mai 2001 !

>>> Une prospérité compromise

De son nom officiel « côtes et îles de Saint Domingue en l'Amérique sous le vent », la colonie est, avant la Révolution, la plus prospère des possessions françaises d'outre-mer grâce à ses plantations de café et de canne à sucre et à ses nombreux esclaves.

La colonie compte près de 600 000 habitants, dont 40000 affranchis, essentiellement des mulâtres, et 500 000 esclaves noirs régis par le Code noir.

Les affranchis ou libres de couleur n'ont pas les mêmes droits que les colons. Le port de l'épée et le titre de Monsieur leur sont interdits, de même que certaines professions. Mais ils bénéficient d'une certaine aisance, sont très dynamiques et possèdent même un quart à un tiers des esclaves !

Le 15 mai 1791, à Paris, l'Assemblée nationale accorde timidement le droit de vote à certains libres de couleur. Cette demi-mesure inquiète les planteurs blancs de Saint-Domingue qui songent à proclamer leur indépendance pour préserver leur île des idées séditieuses venues de Paris.

Affranchis mulâtres, négociants et planteurs blancs commencent à s'affronter, n'hésitant pas à associer leurs esclaves noirs à leurs querelles et à leur confier des armes. Toutes les conditions de la révolte étant réunies, le culte vaudou et le marronnage vont provoquer l'explosion.

>>> Un combat pour la liberté et l'égalité

Des nègres marrons (ainsi appelle-t-on les esclaves qui ont fui les plantations et se sont réfugiés dans les forêts) revendiquent l'abolition de l'esclavage au cours d'une cérémonie vaudou au Bois-Caïman, près de Morne-Rouge, sous la direction d'un prêtre vaudou, Boukman, le 14 août 1791. Cette revendication débouche sur une insurrection dans la nuit du 22 au 23 août 1791, avec le fameux Boukman entouré de ses lieutenants Romaine le prophète, Hyacinthe, Georges Biassou, Jean-François.

Des centaines de sucreries et de caférières (plantations de café) sont détruites. Les Blancs eux-mêmes sont massacrés par centaines. C'est le début d'une longue et meurtrière guerre qui mènera à l'indépendance de la prospère colonie.

Les insurgés noirs ne tardent pas à recevoir le soutien des affranchis, irrités que les représentants de l'Assemblée nationale aient fait exécuter plusieurs d'entre eux, dont le célèbre Vincent Ogé.

Les premiers combats révèlent les talents militaires d'un cocher de 48 ans nommé François Toussaint. Fils d'un Africain du Bénin, il a reçu une éducation sommaire. Affranchi quinze ans plus tôt, en 1776, il a pu acquérir une propriété de 13 hectares et vingt esclaves !

Lorsqu'éclate l'insurrection, François Toussaint entre au service de Georges Biassou. Il ne tarde pas à faire la preuve de son courage et de ses talents de stratège. Le surnom de L'ouverture ou Louverture s'ajoute à son nom en raison de la bravoure avec laquelle il enfonce les brèches !

Le 28 mars 1792, la nouvelle Assemblée législative établit une égalité de droit entre tous les hommes libres (à l'exception donc des esclaves) mais cette nouvelle demi-mesure intervient trop tard pour arrêter l'insurrection.

Madrid, qui occupe la partie orientale de l'île, Santo Domingo, offre à Georges Biassou et François Toussaint Louverture de combattre les Français à ses côtés en échange d'une promesse de liberté générale. Les insurgés acceptent et Toussaint Louverture reçoit le grade de lieutenant général dans les armées espagnoles. Il commande 4 000 hommes et bientôt vole de succès en succès.

À Paris, l'insurrection est perçue comme une révolte royaliste de type vendéen, qui bénéficie - fait aggravant - de l'appui des Anglais et des Espagnols...
Auteur : Mel_C  
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Date :    24-08-2024 22:03:30


24 août 1572 : MASSACRE DE LA SAINT-BARTHELEMY

Le 24 août 1572, jour de la Saint-Barthélemy, le carillon de l'église de Saint-Germain l'Auxerrois, en face du Louvre, donne le signal du massacre des protestants, à Paris.

Il s'agissait pour l'entourage catholique du roi de se défaire des chefs de la faction protestante, qui donnaient des signes de rébellion. Mais le peuple de Paris, animé par un fanatisme aveugle, en profite pour donner la chasse à tous les protestants de la capitale.

C'est le jour le plus noir des guerres de religion entre catholiques et protestants qui ont ensanglanté le pays pendant plus d'une génération. Il est devenu le symbole universel du fanatisme.

> Du mariage au massacre

Tout commence par un... mariage, le 18 août 1572, celui d'Henri de Navarre et Marguerite de Valois, soeur du roi Charles IX (celle-là même qui entrera dans la légende sous le surnom de reine Margot).

Les assistants de la noce, tant catholiques que huguenots (surnom des protestants), sont très agités en raison de la rumeur d'une prochaine guerre contre l'Espagne catholique du roi Philippe II.

Depuis plusieurs mois, l'amiral Gaspard de Coligny, chef de la faction protestante et principal conseiller du roi, tente de convaincre le roi d'envahir la Flandre, possession espagnole.

Mais les chefs de la faction catholique, à savoir les frères de Guise et le duc d'Anjou, frère du roi Charles IX (qui lui succèdera plus tard sous le nom d'Henri III) ne veulent à aucun prix de cette guerre. La reine-mère Catherine de Médicis n'en veut pas davantage.

Le matin du 22 août, soit quatre jours après le mariage princier, un capitaine gascon blesse Coligny de deux coups d'arquebuse. Le roi se rend au chevet de son conseiller qui l'adjure de ne pas chercher à le venger !

Les noces s'achèvent dans la confusion. Malgré les recommandations de Coligny, les chefs protestants réclament justice. Au palais du Louvre où réside le roi de France, Catherine de Médicis craint d'être débordée par les chefs catholiques, qui reprochent à la monarchie de trop ménager les protestants.

Pour sauver la monarchie, elle décide de prendre les devants et de faire éliminer les chefs protestants (à l'exception des princes du sang, Condé et Navarre, le jeune marié).

Le 24 août, fête de la Saint Barthélemy, avant le lever du soleil, Coligny est égorgé dans son lit et son cadavre jeté dans la rue et livré aux exactions de la populace.

Les gardes et les miliciens, arborant une croix blanche sur leur pourpoint et une écharpe blanche, poursuivent le massacre dans le quartier de Saint-Germain l'Auxerrois. Ils massacrent deux cents nobles huguenots venus de toute la France pour assister aux noces princières et rassemblent leurs cadavres dans la cour du Louvre. Certains chefs protestants, prévenus à temps, arrivent à s'enfuir avec les gardes des Guise à leurs trousses.

Quand la population parisienne sort dans la rue, réveillée par le tocsin, elle prend connaissance du massacre. C'est aussitôt la curée. Dans les rues de la capitale, chacun s'en prend aux protestants de rencontre.

Les malheureux, hommes, femmes, enfants, sont traqués jusque dans leur lit et mis à mort des pires façons. Et l'on en profite pour piller les biens des victimes.

À la mi-journée, le roi ordonne d'en rester là. Mais ses sonneurs de trompe ont le plus grand mal à faire respecter ses ordres.

Charles IX assume la responsabilité des événements. Il explique que Coligny avait ourdi un complot et qu'il avait dû l'exécuter.

On évalue le nombre total de victimes dans l'ensemble du pays à 30 000 (plus que sous la Commune de 1871). Il n'empêche que le massacre n'est pas ressenti avec une horreur particulière par les contemporains. Il apparaît à ceux-ci comme relativement banal dans l'atmosphère violente de l'époque.

Auteur : Mel_C  
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Date :    25-08-2024 02:15:15


25 août 1944 : LA LIBERATION DE PARIS

Le vendredi 25 août 1944, à 15h 30, le général Philippe Leclerc de Hauteclocque (43 ans) reçoit à Paris, devant la gare Montparnasse, la capitulation des troupes d'occupation de la capitale.

Le document est signé par le général Dietrich von Choltitz, commandant du 84e corps d'armée. Il est aussi contresigné par le colonel Henri Rol-Tanguy, chef régional des FTP-FFI (Francs-tireurs et partisans des Forces Françaises de l'Intérieur).

Une heure plus tard, le général Charles de Gaulle lui-même arrive à la gare et se voit remettre par Leclerc l'acte de capitulation.

Il se rend ensuite à l'Hôtel de Ville où il est reçu par Georges Bidault, président du Conseil national de la Résistance. Comme celui-ci lui demande de proclamer le rétablissement de la République, de Gaulle rétorque qu'elle n'a jamais cessé d'exister.

Sur le perron, devant une foule enthousiaste et joyeuse, sous un beau soleil estival, il célèbre en des termes flamboyants la Libération de Paris : «Paris martyrisé ! mais Paris libéré !...». Son discours improvisé est aussitôt retransmis à la radio.

Le soir, de Gaulle s'installe au ministère de la Guerre en qualité de chef du gouvernement provisoire de la République française et le lendemain, le chef de la France libre descend en triomphe les Champs-Élysées, suivi de Leclerc et de ses fidèles de la première heure auxquels il a recommandé de se tenir derrière lui.

Dans une joyeuse pagaille, acclamé par deux millions de Parisiens, il arrive à la Concorde. Là éclatent des coups de feu sporadiques. Puis le général gagne Notre-Dame pour un Te Deum passionné.

> S'insurger ou attendre ?

La Libération de Paris a débuté le 10 août 1944 avec la grève des cheminots, tandis que les troupes allemandes commençaient de plier bagage.

Le général Pierre Koenig, chef d'état-major des Forces Françaises de l'Intérieur, souhaite qu'un soulèvement populaire précède l'arrivée des troupes alliées dans la capitale mais il est conscient des risques qu'il représente.

En effet, quelques jours plus tôt, le 1er août, les résistants de Varsovie ayant fait le même choix ont subi une répression d'une extrême violence. D'autre part, le risque existe d'un affrontement entre les gaullistes pilotés par Jacques Chaban-Delmas et les communistes sous les ordres du colonel Rol-Tanguy.

Le 19 août, des combats sporadiques éclatent un peu partout. 3.000 policiers de Paris rejoignent la Préfecture de police de l'île de la Cité, au coeur de la capitale, en tenue civile et avec leur arme de service et le drapeau tricolore est hissé au sommet de l'édifice. Mais les Alliés n'étant pas attendus dans la capitale avant le 1er septembre, les gaullistes jugent l'insurrection prématurée. Ils le font savoir à Rol-Tanguy par le biais d'une note transmise par l'intermédiaire de Jacques Chaban-Delmas (29 ans), délégué militaire national.

Au terme d'une violente discussion, les représentants du Comité national de la Résistance conviennent de négocier une trêve avec l'occupant. Dans les faits, elle ne sera appliquée que de façon sporadique puis plus du tout.

> Lourd bilan

Entre le 10 août et l'entrée des troupes du général Leclerc le 25 août suivant, la Libération de la capitale aura causé la mort de 76 soldats de la 2e division blindée ainsi que de 901 résistants des FFI et de 3.200 Allemands (12.800 soldats allemands sont aussi faits prisonniers).

Parmi les drames les plus désolants, gardons en mémoire le souvenir de 35 jeunes gens qui avaient maladroitement confié à un agent double leur désir de combattre. Dans la nuit du 16 au 17 août, ils sont livrés par celui-ci à la Gestapo (police allemande) qui les fusille sans délai près de la cascade du bois de Boulogne.


Auteur : Mel_C  
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Date :    25-08-2024 11:34:57


25 août 2015 : Angela Merkel ouvre les bras aux réfugiés

De janvier à juin 2015, 300 000 migrants environ seraient entrés illégalement en Europe occidentale, par le détroit de Gibraltar, la Méditerranée orientale ou la mer Égée. Du fait de la guerre en Irak et en Syrie, le mouvement s’amplifie brutalement avec 100 000 entrées rien qu’en juillet. Il s’agit de réfugiés syriens et irakiens qui fuient les camps de Turquie et du Liban mais aussi de migrants de différentes origines (Sahel, Érythrée, Afghanistan…). Ce sont en majorité des hommes dans la force de l’âge.

Débordés, les Grecs et les Italiens appellent l’Union européenne à la rescousse. La Commission prône l’accueil de tous les réfugiés, quitte à refouler ensuite ceux qui seraient seulement mus par des considérations économiques. Mais sa proposition suscite une violente opposition de la Hongrie et de plusieurs autres pays est-européens.

Le 24 août, à Berlin, la chancelière allemande rencontre le président français et le convainc d’apporter son soutien à la proposition de la Commission. Là-dessus, le lendemain, Angela Merkel prévient à l’occasion d’un déplacement que l’Allemagne ne refoulera pas les réfugiés et se montre disposée à en accueillir jusqu’à 800 000. Le 31 août, elle lance aux sceptiques : « Wir schaffen das ! » (« Nous y arriverons ! »)

Les cercles libéraux européens applaudissent, jusqu’à suggérer d’attribuer le Prix Nobel à la chancelière, précédemment honnie pour son inflexibilité face aux Grecs ! La photographie d'un enfant kurde sur une plage de Turquie apparaît comme une justification supplémentaire de son geste d'humanité.

Les gouvernants est-européens et balkaniques s’étranglent quant à eux d’indignation en évoquant l’« appel d’air » que pourrait susciter sa promesse.

Au final, l’Allemagne accueillera bien 800 000 migrants au cours de l’année et l’Europe dans son ensemble un million. Quatre ans plus tard, le climat a changé. Seul un quart de ces migrants a trouvé à s'employer en Allemagne et beaucoup de ceux qui ont été refoulés par les services allemands de l'immigration se seraient repliés en France…
Auteur : Mel_C  
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Date :    26-08-2024 23:38:19


26 août 1966 : NASSER PEND L'IDEOLOGUE DES FRERES MUSULMANS

Le 26 août 1966, le président ou raïs égyptien Gamal Abdel-Nasser fait pendre Sayyid Qotb (ou Saïd Qutb), l'idéologue des Frères musulmans.

C'est la rupture entre les jeunes officiers qui ont détrôné la monarchie en 1952 et la confrérie intégriste qui leur a apporté son soutien. Celle-ci ne va plus dès lors cesser de s'opposer à l'armée et aux dirigeants qu'elle place à la tête de l'Égypte.

>>> La naissance de l'islam politique

récurseur des mouvements islamistes de la fin du XXe siècle, la confrérie des Frères musulmans est fondée en mars 1928, à Ismaïlia, par un instituteur du nom de Hassan Al-Banna (26 ans). Il ambitionne d'instaurer dans les États arabes un régime théocratique fondé sur le Coran et la shari'a (la loi islamique).

Il se donne pour mission préalable de convertir les masses musulmanes au mode de vie et aux principes moraux des premiers croyants, tels qu'il se les imagine.

Ces ancêtres (« salaf » en arabe) sont les disciples de Mahomet et les croyants des deux générations suivantes. Dans les années 1980, ils vont donner leur nom aux mouvements terroristes « salafistes » issus des Frères musulmans.

>>> La conquête des masses

Après la Seconde Guerre mondiale, la confrérie réunit plus de deux millions de partisans en Égypte. Elle est aussi présente dans les pays arabes voisins (Palestine, Syrie...).

Le gouvernement corrompu du roi Farouk fait interdire la confrérie.

Enfreignant les consignes de modération du Guide suprême Hassan Al-Banna, certains militants entrent dans l'action clandestine. La violence culmine avec l'assassinat du Premier ministre en décembre 1948. Il s'ensuit une violente répression et Hassan Al-Banna est à son tour assassiné le 12 février 1949 par la police secrète du régime.

La confrérie soutient dès lors sans réserve les « officiers libres » qui s'apprêtent à renverser la monarchie. Une fois au pouvoir, Nasser rétablit les Frères musulmans dans leurs droits et tente de les rallier à son parti et à son gouvernement. Mais la lune de miel ne dure pas. La confrérie islamiste entre en concurrence avec le régime nationaliste, laïc, panarabe et socialiste de Nasser qui, à son tour, le 4 janvier 1954, décide de l'interdire.

Un jeune militant de la confrérie tente d'assassiner Nasser.

Il s'ensuit une vague de répression avec des milliers d'arrestations et des dizaines d'exécutions. Les biens de la confrérie sont saisis. La répression culmine avec l'exécution, en 1966, de Saïd Qutb (60 ans), idéologue radical de la confrérie, qui a déjà passé dix ans en prison.

Le successeur de Nasser, Sadate, qui a lui-même appartenu aux Frères musulmans dans sa jeunesse, est assassiné le 6 octobre 1981 par des dissidents salafistes du mouvement qui voulaient punir le raïs pour avoir fait la paix avec Israël.

Hosni Moubarak, qui remplace Anouar al-Sadate à la tête de l'Égypte, autorise la confrérie en tant qu'association.

Les Frères musulmans gagnent la sympathie des masses grâce à leurs actions caritatives financées par de généreux donateurs du Golfe. Ils se développent par ailleurs au Proche-Orient et en Tunisie, où ils suscitent la création du parti Ennahda.
Auteur : Mel_C  
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Date :    26-08-2024 23:38:55


26 août 1944 : Te Deum pour la Libération de Paris

Les troupes d'occupation allemandes de la capitale française capitulent le 25 août 1944. Paris libérée !... Dès le lendemain, le 26 août 1944, le général de Gaulle, chef de la France Libre, descend en triomphe les Champs-Élysées, suivi du général Leclerc et de ses fidèles de la première heure. Acclamé par deux millions de Parisiens, il arrive à la Concorde puis gagne la cathédrale Notre-Dame de Paris. Rien de plus symbolique pour fêter la victoire que ce Te Deum au sein du vaisseau de pierre.

Le général refuse toutefois la présence du cardinal-archevêque Emmanuel Suhard, jugé trop proche de Pétain et du gouvernement de Vichy. Il avait accueilli le Maréchal pour un autre Te Deum dans la cathédrale, quatre mois plus tôt, lors de son premier déplacement dans la capitale depuis le début de l'Occupation. Deux mois plus tôt, le 28 juin, il avait aussi célébré à Notre-Dame les funérailles de Philippe Henriot, ministre de la Propagande de Vichy, abattu par la Résistance...

Au moment où de Gaulle entre dans l'édifice et tandis que l'assistance entonne un Magnificat, des coups de feu retentissent dans la cathédrale. Imperturbable, il n'y prête pas attention et avance dans la nef cependant de nombreuses personnes se cachent derrière des piliers ou sous les bancs. La cérémonie ne dure qu'une quinzaine de minutes.

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